Pourquoi l’assurance-vie risque bientôt de coûter plus cher qu’elle ne rapporte aux épargnants

(Les conséquences désastreuses de la folie des taux négatifs)

Lorsque les rendements tombent en-dessous de deux pour cent, il ne reste plus rien pour les détenteurs des fonds lorsqu’on tient compte de l’inflation et des impôts. Et la situation est encore plus préoccupante pour l’avenir…

Lorsque les rendements tombent en-dessous de deux pour cent, il ne reste plus rien pour les détenteurs des fonds lorsqu’on tient compte de l’inflation et des impôts. Et la situation est encore plus préoccupante pour l’avenir…
Mauvaise nouvelle pour l’assurance-vie : la baisse des rendements des fonds en euros, qui va de pair avec la chute des taux d’intérêt, s’accélère en ce début d’année, où les compagnies affichent la rémunération qu’elles accordent à leurs déposants. L’Afer, l’un des pilotes du secteur, dont les performances sont scrutées par les concurrents qui se déterminent souvent par rapport à lui, perd quarante centimes, en ramenant sa performance à 2,65% contre 3,05 % l’année précédente. Rares sont désormais les contrats qui peuvent encore annoncer un rendement d’au moins trois pour cent, comme le Gaipare ou Macsf.

La quasi-totalité sont plus proches désormais de deux pour cent et lorsque l’on connaitra l’ensemble des résultats, la moyenne se situera probablement en-dessous, les banques, souvent moins généreuses, tirant l’ensemble du dispositif vers le bas.

On voit mal comment on pourrait inverser le mouvement, dès lors que les émissions obligataires qui constituent la manne des fonds se font à des niveaux qui étaient récemment encore proches de zéro, avec même des incursions en taux négatifs. Les réserves qui avaient été accumulées dans les périodes de vaches grasses où le loyer de l’argent atteignait des sommets sont pratiquement épuisées et la volatilité des marchés boursiers l’an dernier n’a guère permis de trouver des ressources complémentaires. Pour sécuriser des rendements qui diminuent comme peau de chagrin, les sociétés d’assurances sont obligées de constituer des provisions qui restent inférieures à ce qu’elles souhaiteraient, car elles voient arriver la fin d’un système, celui où la rémunération des épargnants risque de devenir impossible. Déjà à l’heure présente, lorsque les rendements tombent en-dessous de deux pour cent, il  ne reste plus rien pour les détenteurs des fonds lorsqu’on tient compte de l’inflation et des impôts, en particulier pour ceux qui sont soumis à l’ISF.

La situation est encore plus préoccupante pour l’avenir en raison de deux facteurs qui vont jouer à l’encontre des épargnants : les taux d’intérêt commencent à relever la tête, les emprunts nouveaux contribuant à dévaloriser ceux qui sont plus anciens émis à des taux plus bas ; […]
Lire l’intégralité de l’article sur : Atlantico

Soyez le premier à commenter l’article sur "Pourquoi l’assurance-vie risque bientôt de coûter plus cher qu’elle ne rapporte aux épargnants"

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée


*


95 − 92 =