V. Riche-Flores dénonce un manque de contrôle démocratique des banques centrales.

Véronique Riches-Flores, administrateur de BNP-Paribas : « Cette hyperprésence des banques centrales commence à nuire à la démocratie parce que que précisément un banque centrale a une certaine légitimité mais qui n’est pas la légitimité démocratique. Les banquiers centraux ne sont pas élus par la population. Je pense que les allemands en sont très conscients. Peut-être plus que d’autres. Notamment la décision de la Cour de Karlsruhe peut aussi bien être vue comme une décision de protection à l’égard d’un trop grand financement de l’Allemagne ou d’une aide de la banque centrale ou de l’Allemagne en faveur des pays en difficulté mais tout simplement comme l’expression d’un souci de respect de la vie démocratique. Et la vie démocratique c’est quoi ? C’est un gouvernement élu, des responsables politiques élus par la population qui doivent rester maîtres de l’évolution économique et, aujourd’hui, ce qu’on voit, c’est que le pouvoir des banques centrales est en trains de s’imposer, partout, et y compris au gouvernement et donc il y a une perte de démocratie. »

 

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