Les faux billets de plus en plus rares

Accepter les paiements en liquide devient de plus en plus sûr.

Source : BFMTV

Le nombre de faux billets retirés par les banques centrales de la zone euro a encore baissé sur les six premiers mois de l’année. Seule environ une coupure sur 30.000 est contrefaite.

Déjà infime, le nombre de billets d’euros contrefaits saisis ne cesse de baisser. Depuis le pic atteint au second semestre 2014, avec quelque 507.000 coupures retirées de la circulation, leur nombre a continuellement chuté pour se rapprocher de la barre des 300.000 au premier semestre de cette année.

Ces chiffres sont une goutte d’eau par rapport au 21 milliards de billets d’euros actuellement en circulation. Depuis 2016, les banques centrales des 19 pays de la zone euro retirent environ 670.000 coupures contrefaites par an, soit 0,003% des billets ou environ 1 sur 30.000.

Sans surprise, les coupures de 20 et 50 euros sont les plus contrefaites, elles représentent 83% des faux billets retirés de la circulation. Il faut dire que ce sont les plus utilisés et les plus émis. En zone euro, plus de quatre billets sur dix sont de 50 euros. En France, en revanche, celui de 20 euros est bien plus plébiscité, il représente plus la moitié des retraits et la principale coupure utilisée pour payer.

Un billet vit en moyenne trois ans

Pour comprendre comment les banques centrales identifient ces contrefaçons, il faut connaître le circuit d’un billet. Tout d’abord sa fabrication, du papier d’une part, dans lequel est déjà inséré des éléments de sécurité, puis l’impression. La Banque de France est le premier papetier et le premier imprimeur de la zone euro, environ un billet sur cinq émis sort de ses sites.

Les coupures partent ensuite vers ses succursales en régions. Les transporteurs de fonds les dispatchent ensuite vers les banques commerciales et la grande distribution. Ainsi, le consommateur obtient des euros en retirant au guichet ou en payant à la caisse.

Une fois leurs ventes effectuées, les commerçants ramènent leurs billets à leur banque, qui à son tour les renvoie à la Banque de France pour les trier puis les remettre dans le circuit. Lors de ce tri, les contrefaçons sont identifiées et retirées, les billets trop endommagés détruits.

En moyenne, un billet met six mois pour effectuer « un tour de circuit » et revenir entre les mains de la banque centrale.  Sa durée de vie moyenne est de 30 ans, mais cela varie fortement selon les coupures: d’un an et demi pour celle de 10 euros à parfois plus de trente ans pour celle de 500 euros.

Comment repérer un faux billet?

Depuis 2013, les banques centrales mettent progressivement en circulation une nouvelle série de billets appelés « Europa ». Ils sont recouverts d’un verni qui les rend plus résistants et rallonge leur durée de vie.

Ils sont aussi plus sécurisés: encre variable qui change de couleur selon la position du billet, insertion de symboles supplémentaires… de nombreux signes ont été rajoutés pour compliquer davantage la tâche des faussaires.

Pour parvenir vous-même à différencier un vrai d’un faux billet, la Banque centrale européenne (BCE) a établi une méthode résumée par l’acronyme « TRI »: pour « toucher », « regarder » et « incliner ».

En effet, au niveau du touché, on peut sentir que les nouveaux billets craquer sous les doigts quand on les manipule. On doit également sentir un relief sur le monument dessiné. Au niveau du regard, en examinant par transparence on remarque un trait sombre qui traverse le billet de haut en bas. Enfin, en inclinant la coupure, le nombre brillant en bas à gauche doit produire un effet de lumière, tout comme le portrait de « la princesse Europe » sur le liseré.

Pour avoir le détail de la méthode, mais aussi décoder les signes supplémentaires.

Si vous découvrez qu’on vous a rendu un faux billet, il faut le rapporter à un commissariat de police ou à la Banque de France, mais celle-ci ne vous l’échangera pas contre un vrai. À noter que si vous décidez de garder la contrefaçon et de vous en servir pour payer des courses ou une facture, vous risquez une amende de 7500 euros.

 

Soyez le premier à commenter l’article sur "Les faux billets de plus en plus rares"

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée


*


41 − 36 =