Taux d’intérêt négatifs : vous déposez 100 000 $ sur un compte « rémunéré », il vous reste 99 000 $ à la fin de l’année !

Vous déposez 100 000 $ sur un compte « rémunéré », il vous reste 99 000 à la fin de l’année !

Nous publions ici une longue citation du livre de Jim Rickards, En marche vers la faillite, Le plan secret de l’élite internationale. L’auteur explique de manière lumineuse comment votre banque siphonne votre compte.

Présentation du livre ici :

http://labourseauquotidien.fr/jim-rickards-livre-james-rickards-pdf/

Pour acheter le livre :

https://pro.publications-agora.fr/p/JIMBOFAILLITE/WJIMT906/?h=true


Pour quels intérêts bancaires la fin du cash est-elle programmée ?

Comment créer des taux d’intérêts réels négatifs lorsque l’inflation est proche de zéro ? Même un taux d’intérêt nominal bas, à 2%, produit un taux d’intérêt réel positif de 1% lorsque l’inflation est de seulement 1% (2 – 1 = 1).

La solution consiste à instituer des taux d’intérêt négatifs.

Avec des taux nominaux négatifs, un taux réel négatif reste possible, même si l’inflation est faible voire négative. Par exemple, si l’inflation est à zéro et que les taux d’intérêt nominaux sont de -1%, alors le taux d’intérêt réel est également de -1% (- 1 – 0 = -1).

Les taux d’intérêt négatifs sont faciles à mettre en œuvre au sein d’un système bancaire numérique. Les banques programment leurs ordinateurs afin de percevoir de l’argent sur vos soldes bancaires au lieu de vous en verser. Si vous déposez 100 000 $ à la banque et que le taux d’intérêt est de -1%, alors un an plus tard, il vous reste 99 000 $ sur votre compte. Une partie de votre argent disparaît.

Les épargnants peuvent combattre les taux réels négatifs en passant aux espèces. Imaginons qu’un épargnant retire 100 000 $ de la banque et le stocke dans un coffre-fort situe en dehors des banques. Un autre épargnant laisse son argent à la banque et « perçoit » un intérêt négatif de 1%. A la fin de l’année, le premier épargnant possède toujours 100 000 $ alors que le second possède 99 000 $. Cet exemple illustre pourquoi les taux d’intérêt négatifs fonctionnent uniquement dans un monde sans espèces. On doit parquer les épargnants dans un système entièrement numérique avant de pouvoir imposer des taux d’intérêt négatifs.

Pour les institutions et les entreprises, la bataille est déjà perdue. Pour un particulier, il est déjà compliqué d’obtenir 100 000 $ en espèces. Il est quasiment impossible pour une entreprise d’obtenir 1 milliard de dollars en espèces. Ceux qui ont des dépôts importants n’ont aucun recours contre les taux d’intérêt négatifs, à moins d’investir leurs liquidités en actions et obligations. Or, c’est précisément ce que les élites veulent qu’ils fassent.

Les élites communiquent à corps et à cris sur les méfaits des espèces et les bienfaits des taux d’intérêt négatifs.

Le 5 juin 2014, Mario Draghi, le responsable de la Banque centrale européenne (BCE), a imposé des taux d’intérêt négatifs sur les positions libellées en euro déposées auprès de la BCE par les autres banques centrales européennes et les principales banques commerciales. Ces banques ont rapidement imposé des taux d’intérêt négatifs a leurs propres clients. Goldman Sachs, JPMorgan, Bank of New York Mellon, de même que d’autres banques ont ponctionné de l’argent sur les comptes de leurs clients en s’abritant sous le parapluie des taux d’intérêt négatifs.

(James Rickards, En marche vers la faillite. Le plan secret de l’élite internationale. Édition Agora 2016 p44-45)

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