Si Philippe Herlin a raison, la France est déjà en récession.

 

Mais l’INSEE nous le cache en minorant le taux d’inflation qui sert à déflater le taux de croissance du PIB pour mesurer la croissance réelle de l’économie française et non pas la croissance des…prix.

Ci dessous un extrait de Marianne qui explique le phénomène.


Extrait :  La question du pouvoir d’achat reprend sa place dans le débat politique, dont elle avait été évincée un temps par le chômage. Pour le dire vite, le pouvoir d’achat, ce sont les revenus des ménages moins les prix de ce qu’ils consomment. Les premiers, on l’a vu, ont stagné pour les classes moyennes. Pas grave, nous affirment les médias, s’appuyant sur l’indice officiel de l’Insee, eux seraient restés aussi très sages, jusqu’à cette année (+2,3 %). Match nul, la balle au centre, donc ? Pas si simple.

Philippe Herlin conteste cette version reprenant des séries de prix entre 1965 et 2015. A Marianne, il confie : « J’ai voulu prendre du recul pour bien comprendre ce que les Français vivent, et proposer des solutions. » Son travail l’a conduit aux archives des catalogues de vente par correspondance. Ces relevés de prix, il les exprime en francs ou en euros, mais aussi par rapport au Smic, contestant aussi la sous-estimation du poids relatif de différentes dépenses dans le budget des familles populaires, en particulier pour le logement. Le résultat est renversant : « Depuis la fin des Trente Glorieuses, le pouvoir d’achat des Français a diminué » ! Son livre Pouvoir d’achat, le grand mensonge(Eyrolles) dont nous publions des extraits en exclusivité, est un pavé dans la mare des certitudes qui rassurent à la fois économistes et politiques. Car si la thèse de Philippe Herlin est vraie, il faudrait revoir d’autres indicateurs à la baisse, tel le PIB, puisque les prix en sont une des composantes majeures. Et réviser aussi les politiques publiques : favoriser à la fois une plus grande concurrence pour traquer les rentes de situation comme dans l’assurance, tout en rompant avec une vision irénique de la mondialisation, mais aussi en finir avec la préférence des élites françaises pour les activités de services, soutenir enfin l’industrie de notre pays, conditions d’un retour à une croissance consistante, avec des gains de productivité du travail, seules capables de redistribuer… du pouvoir d’achat.

Source : marianne.net le-grand-mensonge-du-pouvoir-d-achat

Le livre de Philippe Herlin est disponible ici

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